L’Ordre pilier de toute démocratie !

                    L’art de faire de la politique ce n’est pas uniquement répondre au aspirations du plus grand nombre, c’est aussi fixer un dessein à la Nation et au peuple . C’est se surpasser pour traverser les caps difficiles.

                    La politique n’est plus que bavardage, la République, les lois, les politiques, les médias se noient dans un bavardage ininterrompu, virant au soliloque à l’instar de l’égotisme régnant. Les éléments de langage produits à la chaîne, appris par cœur comme des mantras se sont substitués à la réflexion qui conduit aux convictions profondes et sincères. On pourrait appliquer la métaphore d’Audiard,  du besoin des marins de vouloir faire des phrases aux politiques d’aujourd’hui, avec l’esprit et la gouaille en moins.

          Le régalien est une priorité. C’est certain dans une société où les voyous sont devenus quasi intouchables. La garantie de sécurité des biens et des personnes est une mission essentielle de l’État. Elle est inscrite dans la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen. C’est un des droits inaliénables et sacrés de toute société civilisée.. Les discours du ministre de l’Intérieur et de la Justice vont devoir se traduire dans les faits, si le politique veut être crédible. S’il faut saluer l’engagement des locataires de Beauvau et de Vendôme qui ont réussi à accorder les deux ministères, celui-ci va devoir trouver son expression concrète et rapidement.

          Les Français aspirent à l’ordre juste, lequel signifie respect de la personne, responsabilité du citoyen quel qu’il soit, tranquillité de et dans la société. L’ordre doit être également remis dans les comptes publics. Cet ordre sera rétabli non par le recours a davantage de taxe, impôt, prélèvement et autre ponction qui sont autant de constats d’impuissance et de paresse politique et intellectuelle. L’État comme les collectivités locales et l’ensemble de la sphère publique doivent être remis en question. Il faut revoir les priorités, les dispositifs, les missions dans une démarche globale et sans tabou, et surtout sans corporatisme surannée. Les joutes inutiles sur le  qui fait quoi ou chacun de l’État comme des collectivités se renvoient les responsabilités n’est plus supportable. Ce sont là aussi des débats stériles illustrant si besoin l’urgence de réformer tout le système qui tourne en rond et ne produit rien d’autre qu’un conservatisme catégoriel ou la défense des prérogatives de chaque structure prévaut sur l’intérêt général et l’accomplissement effectif des politiques publiques. L’ordre dans les comptes publics, ce n’est pas plus d’impôts et de taxes. C’est réviser nos mécanismes de dépenses y compris sociales et la fiscalité. L’efficacité de la dépense publique est depuis longtemps mesuré et les corrections à apporter largement évoquées dans les rapports de la Cour des Comptes et des Inspections générales. Il appartient au politique d’assurer la remise en ordre, de s’approprier les propositions et autres recommandations de réformes. Celles-ci devront être traitées de façon sommitale et non « par appartements ».

          L’ordre régalien passe aussi par un nouveau contrat social qui devra être proposé au pays lors de la prochaine élection Présidentielle. On ne pourra se contenter d’espérer dans les paroles  des prétendants. Il appartient à ceux-ci de se prononcer dès la rentré prochaine sur un projet de société qui comprendra le contrat social des 30 prochaines années. Il s’agit ni plus ni moins d’éviter l’implosion de la société française, de remettre le travail au centre des politiques publiques (ce qui suppose entre autre de revaloriser les salaires et de baisser les charges sociales et patronales) et de réduire l’assistanat en permettant réellement la reprise d’un travail y compris en limitant les possibilités de recourir à ces aides qui ne sauraient être une fin. L’assistanat érigé en système est un renoncement à l’amélioration des conditions de vie. Un exemple qui n’est jamais cité, celui de l’entrée en maison de retraite des bénéficiaires du RSA et autres allocations de solidarité. Le sujet est loin d’être anodin. Qui va payer les frais d’hébergement (au minimum 1900 euros par mois) de ceux-ci. Va t-on devoir reconsidérer la politique d’humanisation des maisons de retraite engagée il y a plus de trente ans, passant de lits en salle commune à des chambres à 4, puis 2 lits et en chambre individuelle financée par l’État, les régions et les départements ? Compte tenu de la situation financière des maisons de retraite publique, des réformes profondes des mécanismes de retour au travail et d’assistanat  et au-delà de l’ensemble de nos politiques de solidarité depuis la petite enfance jusqu’au grand âge comme la politique de la famille sont impératives. Sans quoi,   les efforts accomplis et les gains d’humanité enregistrés seront remis en cause et l’argent dépensé n’aura servi à rien.

          Comme le régalien est pris à bras le corps par deux ministres, le social, l’enseignement, l’économie doivent être au cœur des réformes et des travaux qui incombent aux partis politiques et à celles et ceux qui briguent la direction du pays. Sans tabou, animés par le seul souci de la France et de l’intérêt général, lequel n’est pas la somme des intérêts catégoriels et particuliers. Il faudra du courage pour redresser le pays et tous ceux qui se réfèrent de près ou de loin à de Gaulle, doivent méditer sur les sacrifices qu’il fit non pour lui même mais pour le pays. L’heure est au travail avec un tempérament d’acier et une volonté sans faille !



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