
sondage COMET pour Public Sénat, décembre 2024
Seuls 14% des français souhaitent aujourd’hui maintenir en l’état nos institutions . Pour 85% de nos compatriotes il devient urgent de réformer en profondeur nos institutions (47%) ou de les adapter sans les transformer radicalement (38%). La classe politique habituellement si attentive à l’opinion et si prompte à s’y adapter pour se positionner par rapport à ses prochaines échéances électorales semble rester sourde à ce constat pourtant accablant : il est probablement plus facile de s’affronter dans de vaines querelles politiciennes sur des enjeux secondaires que de se positionner sur l’une des conditions essentielles pour sortir de la véritable crise institutionnelle que connait la France en ce moment : il est vrai que ces réformes souhaitables et voulues par le français remettraient en question la stabilité confortable des privilèges qui permettent à beaucoup de nos élus nationaux de ce chamailler bruyamment aux frais du contribuable en esquivant les réformes structurelles qui pourtant s’imposent aujourd’hui au vu de l’état de notre société.
Le principal obstacle à cette évolution appelée de ses vœux par une majorité des français est aujourd’hui la propre représentation nationale des français elle même. La réforme constitutionnelle qu’une telle évolution supposerait se heurterait sans aucun doute à un réflexe d’autoprotection de la part des principaux sujets de réforme eux même : le Parlement et le Président de la République.
Nos symboles majeurs de la démocratie française peuvent ils vraiment encore se permettre aujourd’hui de confisquer ainsi dans une trajectoire autocentrée de constant évitement et de silence cette aspiration des citoyens ? Ils l’ont fait et le feront encore car on imagine mal que leur sens de l’intérêt public aille jusqu’à se faire Hara-kiri.
Le Président de la République s’honorerait, comme le Général de Gaulle l’a fait en son temps, a engager cette indispensable réforme générale sur la base de l’article 11 de la Constitution qui concerne l’organisation des pouvoirs publics en passant outre les inévitables objections juridiques discutables et stériles à force de sophistications et de contorsions faussement argumentées. .
Le Cercle Surcouf alimentera ce débat sans en préempter les conclusions si ce dernier pouvait se tenir,mais il dénoncera avec force l’immobilisme persistant si ce dernier devait perdurer.
Nos propositions générales sont déjà formalisées

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