Le cercle surcouf

Idées et débats pour sortir de l'impuissance


Une classe politique installée confortablement dans un paysage institutionnel postulé comme intangible: vers une réforme nécessaire de nos institutions

« Les institutions sont l’armature de la République. Le premier devoir des citoyens est de les respecter, et la première obligation des mandataires des citoyens, à tous les niveaux, est d’en assurer la défense. Mais respect et défense n’ont jamais signifié immuabilité… L’érosion institutionnelle est un phénomène universel et permanent ; et il n’est donc pas d’institutions qui puissent jamais être tenues pour définitives » Maurice Druon, Réformer la démocratie, 1982.
 

Tout le monde en conviendra aujourd’hui, les signes d’un lent déclin institutionnel sont désormais installés dans un paysage politique dominé par l’impuissance publique et le Verbe qui sert à entretenir la vaine illusion d’un mouvement encore possible dans un univers dont la puissance des agitations apparait inversement proportionnelle à ses effets tangibles. Poser des diagnostics sans cesse réitérés à travers les ans, regretter, déplorer, s’indigner mais rester parfaitement immobiles sur l’essentiel en dépit de tentatives, devenues désespérées, de valorisation à grands frais de petits réglages circonstanciés qui focalisent les débats en se parant à tort du titre pompeux de ‘Réformes’ , tel est le rituel politique contemporain dans lequel tout s’agite et tout se tend pour que finalement rien ne bouge et tout se dégrade ……

Il est sans doute temps de se mettre en mouvement: le Cercle Surcouf adresse sa première réflexion sur les institutions de notre République à toutes celles et ceux qui veulent ou peuvent faire preuve de résolution, de volonté, d’honnêteté et d’un peu de courage dans une classe politique aujourd’hui aussi globalement éteinte qu’en passe de radicalisation stérile ou de conservatisme protecteur de ses intérêts particuliers.