La Banque de France vient de revoir à la baisse la prévision de croissance en France pour 2025. Cette prévision de croissance prévisionnelle à 0.6% seulement connait sont deuxième ajustement à la baisse depuis 3 mois . Elle est moins optimiste que la prévision du Gouvernement (0, 7%) mais est alignée sur les prévisions de l’OCDE du FMI.
Au moment ou le Premier Ministre, François Bayrou, recherche laborieusement 40 Milliards d’euros d’économies budgétaires cette mauvaise nouvelle vient encore charger la barque d’un déficit public de l’État qui devrait en réalité atteindre 178 Milliards d’euros en 2025 sur cette trajectoire actuelle.
Nos finances publiques sont aux abois et pourtant les réformes structurelles de fond et notamment celles de nos institutions ne sont toujours pas à l’ordre du jour : comme d’habitude on crée l’évènement pour cette cession estivale extraordinaire du Parlement autour de la réforme de l’audio visuel public ou du statut de l’élu en esquivant comme toujours la prise en compte des fondations désormais particulièrement fragilisées de notre Maison France.
Bientôt la totalité de l’impôt sur le revenu en France ne suffira sans doute plus à payer les seuls intérêts de la dette et pourtant on s’accroche encore désespérément à cette médiocre bouée de l’éternel rituel arithmétique purement symbolique qui consiste à faire croire qu’en demandant un effort aux plus riches la conjoncture actuelle pourrait être maitrisée. Chacun sait qu’un telle approche n’est plus à l’échelle même si elle permet de satisfaire gratuitement un certain besoin de justice fiscale à défaut de pouvoir infléchir positivement valablement et durablement cette conjoncture risquée.
Pourquoi continuer à s’accrocher ainsi et contre toute évidence à maintenir un système qui sombre du fait de l’inaction politique ?
La France a besoin d’un nouveau contrat social, de réformes institutionnelles significatives et d’un renouvellement de fond de sa classe politique comme du rituel stérile de cette dernière.
L’heure n’est plus aux ‘petits réglages’ de circonstance destinés à ‘rassurer’ ou a faire illusion mais à la construction d’une nouvelle ambition pour la France.