LE CERCLE SURCOUF

            I- Un constat nécessitant l’engagement

            La France est dans une impasse politique. Elle est enfermée dans des systèmes complexes qui rendent toute action publique illisible et inefficace face à la somme des transitions auquel le monde est confronté. 

Notre pays et l’Europe confrontés aux retours des impérialismes vont devoir faire face à des échéances majeures. Elles sont connues et peuvent se résumer à l’énoncé des transitions démographiques, économiques, écologiques, numériques, sociales, sociétales. En somme un changement d’époque comme l’humanité en a rarement rencontré. Pour identifiées qu’elle soient, ces transitions sont davantage traitées en slogan, « punch line «  et autres avatars de la communication que par des actions fortes, résolues et lisibles. 

Elles bousculent nos certitudes et les acquis surannés comme les réformes qu’elles induisent demandent du travail, du courage, de la pédagogie et de la fermeté tout autant que de la lucidité. Les crises successives accroissent le délitement de la politique et la perte de confiance des citoyens dans leur représentation nationale, dans leurs dirigeants.

La fracture n’est plus entre la droite et la gauche aujourd’hui, entre les progressistes et les réactionnaires. Elle est entre le peuple sur qui s’exerce le pouvoir et ceux qui exercent le pouvoir. Ce phénomène n’est pas propre à la France. On le retrouve dans la plupart des pays. La société est bloquée par l’impuissance des élites à réformer réellement le pays en s’astreignant à repenser l’organisation des pouvoirs, à revoir les politiques publiques avec un triple objectif :

          . Réinstaurer la confiance avec le peuple en répondant aux fondamentaux que sont la sécurité, les services publics, la justice, le civisme, l’égalité devant l’impôt comme facteur de citoyenneté, la maîtrise des frontières et la régulation des flux migratoires;

Libérer les énergies et redonner du sens à l’action pour mobiliser les forces vives du pays et ne plus les dénigrer, relancer l’économie et élaborer un nouveau contrat social adapté aux enjeux de notre époque,

          . Réduire la dépense publique et nettoyer la complexité administrative contre productive, simplifier la législation et les réglementations multiples plutôt que de demander aux préfets, entre autres, de déroger aux lois et règlements alors même que leurs fonctions est de faire respecter ceux-ci,

          Depuis vingt ans, le discours de la réforme a été porté avec des projets qui, s’ils s’inscrivaient dans une démarche louable parfois, se sont englués dans la complexité et ont donné des réponses inverses à celles attendues en augmentant de fait le mécontentement.

Les réformes se sont empilées formant un magma bureaucratique ubuesque qui alimente chaque jour davantage cette voie de la complexité improductive qui semble aujourd’hui privilégiée.

L’alibi consistant à dénoncer l’administration comme empêchant le développement du pays étant le dernier prétexte avancé par les élites politiques et médiatiques pour ne pas s’attacher aux vraies réformes moins. La tactique du bouc émissaire fera certainement long feu, et les élites seront rattrapées, leur procès en irresponsabilité se tiendra sur la place publique. Quel intérêt d’en arriver à de tels extrêmes que nulle personne sensée ne saurait souhaiter ou attendre . Les lendemains qui chantent se terminent toujours dans les affres du malheur collectif.

          Il faut mettre fin à la fuite en avant et donner de la chair aux réformes. A un an des élections municipales et sénatoriales, un an de la Présidentielle et des législatives, deux ans des régionales et départementales, il y a urgence à agir fermement pour changer la donne et apporter des  réponses aux attentes des citoyens.

Il n’y a plus d’alternative, ni d’échappatoire. Le Pays est exangue. Il a besoin d’un cap, d’objectifs et de réponses à ces appels. Le Pays est détenteur du bon sens, du sens commun. Ce n’est pas du populisme que de le dire, c’est simplement reconnaître que nos compatriotes vivent au quotidien les effets des mesures prises par leurs dirigeants et que quelque part la première des évaluations pertienntes de celles-ci, c’est leur opinion qui la donne ! 

La France qui a été un modèle de contrat social s’est résignée à des ajustements politiques lâche, sans consistance qu’illustrent des gouvernements inefficaces auxquels répond la tentation des extrêmes de gauche et de droite et ce, depuis plus de vingt ans. La République des mots, du bavardage se traduit par la République des maux. L’heure est à la mobilisation pour le redressement, sans esprit  corporatiste infusé au biberon de la pensée unique mortifère.

          Les générations nouvelles n’attendent pas de mesures cosmétiques mais un changement radical. Elles savent qu’il faut abandonner les mauvais réflexes du corps politique et du corps social qui jouent l’un contre l’autre et rechercher les principes et les forces qui sont les gages du redressement de la France et de l’Europe.

          Pour mener à bien ces réformes, il faut du courage, de la persévérance , des efforts ,du travail, et être animé par l’intérêt général qui n’est et n’a jamais été la somme des intérêts particuliers ou catégoriels. Il n’y a pas de fatalité. Il n’y a pas plus de défaite de la France et de l’Occident comme le suggère nombre d’auteurs.

Ce sont les lâchetés du quotidien qui nous conduisent au renoncement et à l’« aquabonisme ». Le chemin existe pour peu que l’on sorte de sa zone de confort, de son conformisme et de son entre-soi élitaire. La France est un réservoir de talents pour peu que ceux-ci puissent s’exprimer, travailler, être entendus et reconnus.

          II- Le Cercle SURCOUF : Une situation qui oblige : Contribuer au redressement du pays dans un esprit d’ouverture sans a priori :

          Le cercle SURCOUF regroupe des Hauts fonctionnaires en activité ou retraités au parcours divers au service de l’État comme des collectivités territoriales et des personnalité du monde privé. Il mélange les générations et les origines dans un même esprit d’ouverture, de dialogue. Sans attache partisane, ni accointance politique,le cercle SURCOUF conduit la guerre de course à la pensée unique et aux actions pétries de bonnes (ou mauvaises) intentions qui s’attachent à des ajustements administratifs ou comptables sans fixer de cap au pays

Travailler à l’intérieur du système ça ne donne souvent rien, il n’est que de constater les nombreuses réformes et propositions d’adaptation des politiques publiques avancées dans les rapports des plus hautes juridictions du pays et des corps d’inspection enterrées par ceux la même qui les ont commandés. Le cercle SURCOUF entend de fait travailler en dehors du système en espérant contribuer à des résultats par l’appropriation de ces recommandations.

          Le cercle SURCOUF n’est ni donneur de leçon, ni donneur d’ordre. Ses membres n’ont d’autre volonté que d’agir pour le pays à l’heure de changements majeurs qui vont nous engager pour le futur dans un monde incertain et fragile. Notre démarche est d’apporter des repères, des idées, des recommandations à celles et ceux qui aspirent à prendre des responsabilités pour le pays.

Il s’inscrit avec toute l’humilité requise dans un passage de témoins entre générations. Ses membres entendent contribuer ainsi à faire ce qu’il y a de plus difficile et de moins glorieux : la transition, pour paraphraser Gustave Flaubert dans ses lettres de Grèce.

La France est multi séculaire. Bien des crises comme des transitions ont été franchies au fil des siècles. Elles l’ont été par l’association de la raison et du bon sens, vertus cardinales des peuples, oubliées voire décriées aujourd’hui. Nous sommes le produit d’une histoire et d’une géographie. Nos travaux s’inscrivent dans ce cadre, dans ces valeurs et dans le souci du rassemblement des Français et de la société par opposition à son éclatement, situation qui cède la place bien souvent au renoncement des libertés.

Le cercle SURCOUF s’inscrit dans la vitalité de la démocratie. Le cercle SURCOUF s’engage pour apporter des propositions utiles au redressement du pays, sans intérêt autre que le succès de la Nation. Celles-ci peuvent être le produit de sensibilités politiques diverses, elles ne visent que l’intérêt supérieur de la Nation . Le cercle SURCOUF fait le pari de l’intelligence. Il s’inscrit dans la belle sentence de CIORAN qui voyait dans, « La France , ce pseudonyme de l’intelligence ».

          III-  Une production en lien avec le calendrier des prochaines échéances électorales :

          Machiavel soulignait qu’il n’y avait rien de plus dangereux que de vouloir changer l’ordre des chose. Mais lorsque l’absence de changement porte en lui-même la semence du chaos, le temps est à l’action.

          Le cercle SURCOUF est un cercle de réflexions porteur de solutions, d’idées. Il n’a  pas vocation à s’engager dans des compétitions électorales. Mais son action se calque avec ces rendez-vous démocratiques qui vont s’échelonner au cours des trois prochaines pour alimenter le débat et rompre avec le politiquement correct qui asphyxie l’âme créatrice d’une société.  A l’exception de nouvelles élections anticipées, ou de réforme du calendrier électoral, les échéances sont claires :  années 2026 : élections municipales et sénatoriales ; 2027 : élection Présidentielle et élections législatives ; 2028 élections départementales et régionales.

          Il publiera ses travaux sous forme de notes, de synthèses, de  cahiers documentés. Il réagira à l’actualité sous forme de post, le tout étant consultable sur le site internet « Le Cercle SURCOUF » créé à cet effet.