
Notre projet traite de l’évolution de l’aménagement du territoire en France, soulignant la nécessité d’adapter les politiques publiques à la décentralisation et aux spécificités locales. Il insiste sur l’importance de nouveaux principes comme l’équité, la capacité d’action des territoires, et la solidarité interterritoriale. L’État doit redéfinir son rôle, passant d’un modèle centralisé à une fonction de régulateur, arbitre et facilitateur, en concertation avec les collectivités.
L’histoire de l’action territoriale est divisée en plusieurs périodes : du centralisme des années 1960-1975, à la crise et la décentralisation des années 1975-1990, puis à la prise en compte de la « fracture territoriale » et à la compétitivité des territoires depuis les années 1990. Aujourd’hui, il s’agit de construire une architecture multi-territoriale, valorisant les complémentarités entre métropoles, régions et territoires ruraux.
Ce projet propose la mise en place d’une stratégie nationale de développement et de cohésion durable, avec deux hypothèses : des schémas de services collectifs ou une charte nationale de développement, tous deux élaborés en concertation entre l’État et les collectivités.
Enfin, il analyse les politiques contractuelles (contrats de plan, appels à projets, etc.), leur multiplication et leur manque de coordination, et recommande une simplification, une meilleure évaluation, et une gouvernance plus efficace pour garantir la cohésion et l’efficacité de l’action publique sur l’ensemble du territoire.
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